domingo, 13 de noviembre de 2016

DILEMA DEL SÉPTIMO AÑO EN PARÍS





Concluyo que el aire va de pulmón a pulmón
da la vida
y sigue siendo el mismo
medio donde se mueven el sonido del despertador
y el pelo del escriba bajando el edificio
delante de la velocidad.
Sufro el dilema del acierto
hoy el camino es previsible
suena un despertador y me aseo
sorbo el café y parto a mi espera
la espera de todos
mientras
sin piedad
demoran las bifurcaciones.
El camino anda su propio curso
su juego de azar
o apuestas o apuestas
cada dirección puede ser la oportunidad
pero de tanta espera
confundo el sonido del despertador
y sigo siendo el que soy
el escriba
el guarda
el jardinero
el padre atolondrado
el del paso de peatones
el de su madre a la deriva
el de la deuda el de la deuda el de la deuda
el cubano que se fue
el que habla de París y no puede soportar
el precio del café en estas orillas.

© Amaurys García Calvo, 2016.


A. G. C., 2008-2016.

miércoles, 2 de noviembre de 2016

LES LIENS ENTACHÉS



Traduction: Christel Faure.
Volver a la versión española de este cuento.
D'autres nouvelles en VF : LA FACE NORDLES DEUX COULEURS DU REGARD. 


Son ah imperturbable, pour égaler l’effet du moisiversaire mille fois mentionné, volatile derrière la musique de la cabine au fond, zigzagant sans pactiser entre le sol regardé et elle, entre l’inquiétude des jambes balancées l’une en avant lorsque l’autre allait en arrière. La place, avec ses bords alignés sous la lumière des lampadaires.
Mais tu as dit que cela serait rapide. Lui la voyait maintenir la cadence et il ne pouvait pas voir ses yeux.
Eh ? Elle, se balançant avec les bras appuyés sur le banc, le torse en avant.
Que ce serait rapide, tu as dit.
J’ai dit cela ?
Les deux n’étaient encore qu’un silence embarrassé et ils observaient l’obscurité jaillir de la terrasse du bâtiment des professeurs.
Allons-y. Elle debout.
Où. Et il put enfin voir ses yeux.
Allons-y. Elle, en direction de l’arrière des dortoirs. Et lui qui réagissait pour la suivre. Lui supposant qu’il ne s’agissait pas de cela. Il ne l’avait pas prévu ainsi. Pour lui cela n’était pas juste ainsi et par conséquent il n’était pas non plus certain qu’elle prenne par le trottoir sud de l’école aussi sereinement, comme dans un acte calculé.
Il eut la sensation d’être en train de marcher sur un tapis de mousses glissantes, mais il finit par accuser l’odeur de poussière ainsi que les feuilles tombées et humides à cause de la pluie qui n’était pas arrivée de cet après-midi. C’est ce dont il se souviendrait. Sans doute, c’était de cela, ou alors que ce fut lui qui n’avança pas mais se retrouva, apparut face à elle, surgit de nulle part quand cela faisait un siècle et demi qu’il l’avait vu tourner, tremblante dans l’obscurité mais certaine que son tremblement ne serait ni découvert ni senti. Elle, abritée dans l’angle que formaient les blocs des dortoirs et les salles de classe. Lui surgit et ce ne fut pas lui, décidément, qui l’embrassa ou effleura ses lèvres ou les siennes et commença à déboutonner le secret, obéissant à une connaissance qu’il n’avait pas mais qui était là, intuitive comme l’acte de mastiquer et d’avaler.
Lentement, mon cœur.
Quoi ? Il devina, imagina les dents et il montra les siennes entravées quelque part dans la jupe ou entravée cette dernière pour se libérer seule. Et ensuite ce fut penser à lui-même, au défaut, à l’endroit où il est, et tâter et découvrir et retenir la scène: humidité bénite ou difficulté bénite, enchevêtrement momentané. Et faire d’elle une partie du sol et finir de trouver, de sentir la pression évasive des cuisses quelque part, n’importe où, partout.
Doucement. Et ne pas écouter tout en entendant.
Doucement. Lentement. Et ne pas entendre.
Doucement. Ou perdre quelques sens et se concentrer uniquement sur le toucher désorienté, endurcit jusqu’à apprendre fortuitement, presque sentir que quelque chose est en train de céder, ou l’imaginer, pendant qu’elle arrêtait de pousser, le contenir en une prise constante par les hanches.
Il sentit que quelque chose cessait d’exister. La poussée ou la retenue. Le mythe inexistant. L’au-delà que l’on attend toujours d’une fin. Et il sut que le fruit de la puissance de sa maladresse était une ignorance de naissance aussi grande et ponctuelle qu’un ensemble vide. Il ne sut même pas qu’il avait terminé, ni qu’elle ne respirait plus, avec son visage d’ange offensé et inconscient, d’un autre monde. Il remarqua seulement qu’il était au-dessus et qu’il ne pouvait pas rester toute la vie là, mais son pantalon était loin, là-bas à mi-tibias. Il s’étira de la seule façon pour ne pas l’atteindre.
Et maintenant ? Et maintenant ?
Debout cela sera plus facile pour toi.
Oui, bien-sûr, il se leva et vit combien elle mettait de temps à s’asseoir ; comment, une fois assise, avant de se lever, elle replia les jambes. Comment, seulement une fois qu’il eut récupéré son pantalon, elle se mit debout d’un bond, sans plainte, refusant, ou ne voyant pas ou n’acceptant pas ou rejetant son bras. En un saut si malvenu qu’il pensa que c’était une blague l’histoire de la première fois, mais ensuite il vit le petit filet de sang.
Il ne pourrait jamais préciser d’où sortit le reste de lumière. Le petit filet était là. Tout d’abord comme une rumeur, trace mais lorsqu’elle s’avança et revint vers le trottoir de l’école, vers le trottoir sud, le laissant en arrière, l’ignorant, il put voir le filet : inexorable, très rouge sur sa jambe gauche, sur la blancheur de sa jambe gauche, coulant sur l’ourlet blanc de la chaussette. Le filet de sang glissant de la cuisse vers la terre. Descendant par la chaussette vers la chaussure, pendant qu’elle s’appuyait sur l’arête du préfabriqué, sautait avec force le mur de la turbine et s’asseyait dessus. Pour elle, seulement atteindre le mur. Et pour lui, voir comment elle le fit et le ferait pour toujours dans sa mémoire : sautant, esquivant.
Je t’aide, mon amour ?
Non. Tu l’as déjà eu, tu l’as déjà obtenu, mais l’élan qui t’a empêché de le retenir encore fut sincère ? Alors que moi, j’ai encore mal ? Mais cela elle ne le dit pas : elle se retint ou n’y pensa même pas mais elle l’éprouva peut-être. Et ensuite elle finit enlacée à lui contre la rampe de l’escalier, parce que c’était comme cela, parce qu’elle en avait envie. Lui, pensant qu’il la soutenait, lui serré contre elle, elle serrée contre lui, de sorte qu’il ne voyait pas le filet mais le percevait, le sentait glisser de la cuisse vers le bas. Le mouvement des élèves silencieuses tenant la rampe, juste derrière eux deux, en direction des dortoirs.
La sonnerie de dix heures retentit, ils s’embrassèrent comme d’habitude et elle commença à monter. Le filet de sang aussi s’éleva pour la dernière fois dans leur vie à tous les deux. Les pas inégaux, confirmant, le désir impalpable d’étirer ou de fléchir les genoux, à la manière d’un ressort, par un effet visible uniquement pour lui entre les autres individus de l’univers.

Traduction: Christel Faure.
D'autres nouvelles en VF : LA FACE NORDLES DEUX COULEURS DU REGARD. 

© A. G. C., noviembre, 2016.
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jueves, 27 de octubre de 2016

DILEMA PARA DEJAR MORIR UN BONSAI





Alguien dejó en mis manos
un árbol
y dijo que el amor duraría como la vida en el obsequio.
Mas los presagios no tuercen
continúan el cauce
y el árbol murió
sin remordimientos
su de repente anunciado.
Hoy
cuando aquel cauce deriva
en ese punto que se marcha
pienso
cuán extensa pudo ser la otra vida del árbol
qué aromas
si mirando el otro punto posible
este
pudiera decir
alguien soltó en mis espaldas un cauce
y creyó que el amor
ese todo pétreo
inabarcable
se perpetuaría en el impulso.


A. G. C., 2005.

domingo, 23 de octubre de 2016

MIRADAS DE DOBLE TONO



Lire la VF de cette nouvelle, ici : LES DEUX COULEURS DU REGARD.


© Amaurys García Calvo, Porquerolles, 2014.
Una vez al año, nos intercambiamos el ojo izquierdo. Sin mucha ceremonia. Llegado el instante, inclinamos las cabezas y nos palmeamos el cogote. El ojo ajeno de cada cual, salta de su órbita hacia la manos, como los ojos de vidrio de los tuertos convencionales antes de irse a la cama.
El quita y pon es indoloro y rápido. Se tarda más en pasar el ojo usado a quien resulte para el ejercicio fiscal siguiente. Y todos tomamos el ojo sustituto evaluando cómo el ojo que una vez fue nuestro, aquel ojo original, de nacimiento, que cedido fue al inicio del hábito, es acogido en la palma de la mano de su nuevo portador. Se le brinda al ojo que llega la misma candidez que reciba el nuestro allá donde sea. Y superado el trámite, lo hundimos en nuestra cavidad vacante, y lo acomodamos empujando. Resbalan los dedos sobre el párpado. Hasta que podemos abrir. Y recibimos el golpe de la diferente perspectiva, la que nos manda el ojo original, ojo viajero. Acoplamos la perspectiva a la de nuestro ojo de siempre, el derecho, tan fiel, sostén del aquí y el ahora, e ignoramos a propósito la tan corriente heterocromía, ese fenómeno de iris ámbar con iris azul, de iris verdes junto a negros, de iris grises con rojos…
Huelga dejar constancia del instante pavoroso: si no sentimos el calor de una palma en nuestro ojo distante. La misma suerte que nos trae una perspectiva cambiada, que nos ha otorgado antes una media visión de algún lugar remoto…, la misma suerte que nos lleva a jugar a estar allá estando aquí, en un allá incontrolado, que no rompe los bolsillos ni se pierde en lejanos aeropuertos, puede acabar en tu contra. Cada año hay nuevos propietarios en tu edificio o en otro, allá por donde tu ojo ande. Todos corremos el riesgo de las ventas, los alquileres o los embargos a cifras impares. El equilibrio entre las cuencas y los ojos disponibles es muy frágil. Y puedes ser tú el que se tenga que conformar con una sola mitad en su visión, la derecha, la mitad fiel. Porque el ojo que no halla órbita el día del cambio, según la Ley de Propiedad Horizontal, es guardado en una gaveta de la oficina gestora de fincas. La misma ley que penaliza los ojos en vasos de agua, para evitar los atisbos refractados, tan propios de los peces… La misma ley que prohíbe el abuso del viento de perfil en la montaña, la espuma en los ojos a la hora del baño, las licencias de los optometristas, el humo de la polución, disparar a la cara, contemplar a la esposa a la hora del amor… Nadie, sabido es, cumple sus obligaciones conyugales con una sola pupila dilatada, enorme de placer y otra cuenca vacía, el nervio óptico latiendo ahí, ansioso, a la vista de la amada desnuda. Esa ley, Constitución de la República del Doble Tono, controla incluso el derecho a reclamar los ojos de las gavetas, del mismo modo que imputa a los atrevidos que procuran hacerse de un tercer ocular, el dichoso día del trueque de los ojos. El alivio de ese año en la semioscuridad es que nadie nota lo del tuerto convencional, tuerto normalito, tuerto de verdad, tú, con tu ojo engavetado, prueba viviente de que se puede ser tuerto aun llevando un par de ojos. Porque ha sido tu ojo el de la mala suerte, no tu cuenca disponible. Habrás merecido un ojo en la rifa. Y ahora no te queda más que la costumbre, en la cual acaba pareciendo la oscuridad un sueño también convencional, un sueño profundo y constante.

Lire la VF de cette nouvelle, ici : LES DEUX COULEURS DU REGARD. 
© Amaurys García Calvo, Porquerolles, 2014.
© A. G. C., noviembre, 2013.
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